Purvis Young
16.0520.07.19

 

 

 

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The Sébastien Bertrand Gallery is pleased to present a solo exhibition of the artist Purvis Young (1943-2010, USA).
As a self-taught African-American artist, Young is known for his Expressionist paintings and collages created with found objects. He roamed the streets almost every day, searching for materials to incorporate into his work. Thus, his works are true assemblages of all kinds of urban detritus that he carefully selected. His media were exclusively recycled products, such as wood, used furniture, glass or paper, as well as pieces of carpet, metal plates, wallpaper samples and mirrors. Not only were these materials chosen for their texture, color and shape, but Young also took into account each object’s original use, and each component carries its own definition.
Purvis Young lived his entire life in Overtown, Miami’s black ghetto, formerly known as the "Harlem of the South," and painted in abandoned warehouses for over 35 years. Never having benefited from real education or a lot of advantages, the artist educated himself:

“I try to learn everything I can from the books, documentaries, and everything I got to know so I can paint the truth. I walk around and look at the peoples, too, see if the peoples are happy. (…) I get a lot of my ideas sometime just riding my bicycle around, just looking at reality, looking life right straight in its face. (…) I paint what I sees… I paint the problems of the world.”

His vibrant, colorful, and highly expressionistic work could be compared with “magical realism.” Young developed a complex pictorial language to express the harsh reality of what he saw in the world around him. His works are filled with angels watching over turbulent cityscapes, riots, faces, and numerous symbols of freedom and escape, such as wild horses, trucks, trains, planes, or fragile Haitian canoes afloat on shark-infested waters. The language of Purvis Young is universal. Considering his painting to be a form of protest, he said of his work:

“I want people to know that I wish there would be peace in the world, and I will paint the way I paint until there is, and then one day maybe I could just hang up my brush and not paint anymore.”

The artist died in 2010 at the age of 67. His work is receiving much attention these days, when American museums are rewriting the history of 20thcentury art to give black artists a more visible and meaningful place than ever before. Once regarded as an “outsider,” Young is today a leading light of Urban Expressionism. His work was recently exhibited at the New York Metropolitan Museum of Art and was the subject of a retrospective at the Rubell Family Collection in Miami. His artworks notably form part of the collections of the New York Metropolitan Museum of Art, the Los Angeles County Museum of Art (LACMA), the Miami Museum of Contemporary Art, the Philadelphia Museum of Art, the Rubell Family Collection in Miami, the Smithsonian American Art Museum in Washington, and the Studio Museum in Harlem, New York.

 

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La galerie Sébastien Bertrand est heureuse de présenter une exposition individuelle de l’artiste Purvis Young (1943-2010, USA).
Artiste autodidacte Afro-Américain, Young est connu pour ses peintures et collages expressionnistes réalisés sur des objets trouvés. Presque chaque jour, il parcourait les rues à la recherche de matériaux à incorporer à son travail. Ainsi, ses œuvres sont de véritables assemblages faits à partir de toutes sortes de déchets urbains qu’il a soigneusement sélectionnés. Ses supports sont exclusivement des produits recyclés tels que le bois, le mobilier usagé, le verre ou le papier, mais également des morceaux de moquette, des plaques de métal, des pans de papier peint et des miroirs. Ces matériaux n’étaient pas uniquement choisis pour leur texture, couleur et forme, mais Young prenait aussi en compte l’utilité d’origine de chaque objet, et chaque composant possède sa propre définition. 

Purvis Young a vécu toute sa vie à Overtown, le ghetto noir de Miami autrefois appelé le « Harlem du Sud », et pendant plus de 35 ans il a peint dans des entrepôts abandonnés. N’ayant jamais bénéficié de réelle éducation ni de beaucoup d’avantages, l’artiste s’est éduqué lui-même :

« J’essaye d’apprendre tout ce que je peux dans les livres, documentaires, et tout ce que je peux savoir pour pouvoir peindre la vérité. Je me promène et regarde les gens, aussi, je regarde si les gens sont heureux. (…) Beaucoup de mes idées me viennent parfois juste en passant à vélo, juste en regardant la réalité, en regardant la vie droit en face. (…) Je peins ce que je vois… Je peins les problèmes du monde ».

Son travail vibrant, coloré et hautement expressionniste pourrait être apparenté au « réalisme magique ». Young a développé un langage pictural complexe dans le but d’exprimer ce qu’il voyait du monde autour de lui, dans sa dure réalité. Ses œuvres sont peuplées d’anges qui veillent sur de turbulents paysages urbains, d’émeutes, de visages, et de nombreux symboles de liberté et d’évasion tels que chevaux sauvages, camions, trains, avions, ou fragiles canots haïtiens voguant sur des eaux infestées de requins. Le langage de Purvis Young est universel. Considérant sa peinture comme une forme de protestation, il disait de son travail :

« Je veux que les gens sachent que je souhaite qu’il y ait la paix dans le monde, et je peindrai de la façon dont je peins jusqu’à ce que ce soit le cas, et ensuite, un jour peut-être, je pourrai simplement raccrocher mon pinceau et ne plus peindre. »

L’artiste est décédé en 2010 à l’âge de 67 ans. Une grande attention est portée à son œuvre en ce moment, tandis que les musées américains récrivent l’histoire de l’art du 20èmesiècle en donnant aux artistes noirs une place plus visible et plus significative que jamais. Considéré autrefois comme un « outsider », Young est aujourd’hui une figure de proue de l’Expressionnisme Urbain. Son travail a récemment été exposé au Metropolitan Museum of Art de New York, et fait l’objet d’une rétrospective à la Rubell Family Collection à Miami. Par ailleurs, ses œuvres font partie entre autres de la collection du Metropolitan Museum of Art de New York, du Los Angeles County Museum of Art (LACMA), du Museum of Contemporary Art de Miami, du Philadelphia Museum of Art, de la Rubell Family Collection de Miami, du Smithsonian American Art Museum à Washington, ou encore du Studio Museum in Harlem à New York.