Dad Bod
Todd Bienvenu
01.0327.04.19

 

 

 

(Scroller pour le français)

 

We are pleased to present the second solo exhibition of artist Todd Bienvenu (1980, USA) at the gallery.

In this new series of paintings, we find the spontaneity, humor, and sincerity of his figurative compositions, this time entirely in acrylic. 

The expression “Dad Bod” commonly refers to a male body type characterized by being softly round. It is based on the idea that once a man has reached a certain age, found a partner, and fathered a child, he no longer needs to care about maintaining an athletic physique. Much more than an aesthetic concern, the most recent work by Bienvenu, who is approaching forty himself, instead reflects a certain age-related awareness.

“(…) all my friends have kids and wives, I’ve sobered up. The paintings have always been autobiographical, so now that I’m pushing middle-age, they reflect that. It makes me think of my dad when he was my age, he was a doctor and had 3 kids, I’m still living and indulgent kind of life comparatively.”

Todd Bienvenu’s relationship with his father has given rise to a reflection on his past, which is a source of both nostalgia and solace. Many of the subjects of his paintings spring from the memory of this once-contentious relationship, as well as from the artist's awareness of his upcoming "dad age." The vulnerability of the body thus holds an important place in Bienvenu’s current work. In this respect, subjects such as snowboard and skateboard crashes and then, by extension, bike and car accidents, echo the physical changes related to age and the fragility of a body that is no longer 18 years old.
Formally, these accidents are also a way to deconstruct the image and make it cubist, because the subject itself requires it.
Todd Bienvenu tells us about masculine issues in general, impotence, and the absurdity of sexuality, all with humor and a good childlike spirit.
We also have the pleasure of discovering in this series some fragments of the artist's stays in Geneva; we can observe how his compositions have been inspired by reality while also altering it, like a memory he has reshaped to become a subjective view of a given event or a place.

 

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Nous sommes heureux de présenter la deuxième exposition solo de l’artiste Todd Bienvenu (1980, USA) à la galerie.

On retrouve dans cette nouvelle série de peintures la spontanéité, l’humour et la sincérité de ses compositions figuratives, cette fois-ci entièrement à l’acrylique. 

L’expression anglophone « Dad Bod », que l’on peut traduire par « corps de papa », désigne communément un type de morphologie masculine caractérisée par un léger embonpoint. Elle est basée sur l’idée qu’un homme, dès lors qu’il a atteint un certain âge, trouvé une partenaire et engendré un enfant, n’a plus besoin de se soucier d’entretenir un corps athlétique. Bien plus qu’une préoccupation esthétique, l’œuvre récente de Bienvenu, qui approche lui-même de la quarantaine, traduit plutôt une certaine prise de conscience liée à l’âge.

« (…) tous mes amis ont une femme et des enfants, je deviens plus réaliste. Mes tableaux ont toujours été autobiographiques, alors maintenant que j’approche de la quarantaine, ils reflètent cela. Je pense à mon père quand il avait mon âge, il était médecin et avait trois enfants. En comparaison mon mode de vie est encore très hédoniste. »

La relation de Todd Bienvenu avec son père donne lieu à une réflexion sur son passé empreinte à la fois de nostalgie et de soulagement. Bon nombre de sujets de ses tableaux jaillissent du souvenir de ces rapports autrefois conflictuels, ainsi que de la prise de conscience de la part de l’artiste d’atteindre bientôt « l’âge de papa ». La vulnérabilité du corps tient donc une place importante dans le travail actuel de Bienvenu. A cet égard, les sujets tels que l’accident de snowboard, de skateboard puis, par extension, de vélo et de voiture, font écho aux changements physiques liés à l’âge, à la fragilité d’un corps qui n’a plus 18 ans.
Formellement, ces accidents sont aussi un moyen de déconstruire l’image, de la rendre cubiste parce que le sujet lui-même l’exige.
Todd Bienvenu nous parle des problèmes masculins en général, de l’impuissance et de l’absurdité de la sexualité, et ce avec humour et un esprit bon enfant.
Nous avons aussi le plaisir de découvrir dans cette série quelques fragments des séjours de l’artiste à Genève, et d’observer ainsi comment ses compositions s’inspirent de la réalité tout en l’altérant, comme le souvenir, et en la refaçonnant pour devenir finalement la vision subjective d’un évènement ou d’un lieu donné.