Midnight Blue
Max Maslansky
27.0330.04.15
(Scroll down for english)
 
La Galerie Sébastien Bertrand est heureuse de présenter le travail de l’artiste Max Maslansky, et sa première exposition personnelle hors des États-Unis.
 
Max Maslansky peint sur de vieux draps qu’il trouve dans des magasins d’occasion, et dont les châssis reprennent souvent le format de vrais matelas. Son travail dépend en partie des résidus psychiques et physiques laissés par les anonymes qui y ont dormi : taches, plissures ou zones plus usées, qui finissent recouvertes par des flots de peinture acrylique.
Ces histoires résiduelles sont alors remplacées par une imagerie inspirée des clichés pornographiques des années 70 et début 80, encore empreints d’une certaine innocence, avant que la violence latente de cet érotisme ne soit exposée à la demande croissante de nouveauté et à l’avènement d’internet et du home vidéo. Modelés par le cinéma « classique » américain et européen, ces clichés révèlent l’érotisme ludique porté par la « Révolution sexuelle » des années 60, dont plus tard le SIDA et le conservatisme auront raison.
Maslansky s’approprie l’image érotique originale, et y réagit. Son langage pictural s’inspire aussi de la peinture figurative du début du XXe siècle, dans la veine de Pierre Bonnard et des Nabis. Les couleurs vives d’un temps bienheureux et révolu s’insinuent dans la capitalisation maladroite du sexe-spectacle.
Cette pratique sur draps est pour l’artiste un exercice tout en frustration : ne pouvant retenir tout l’effet du pinceau gorgé de peinture. Selon Maslansky, peindre sur des draps serait comme tenter de peindre sur des mouchoirs en papier.
Si les peintures de Maslansky s’adonnent aux plaisirs de la couleur et des formes, elles nous parlent également de l’ambiguïté morale qui plane aujourd’hui sur la pornographie. Qui sont les exploités et qui sont les exploiteurs ? La charge d’érotisme se délite alors, laissant place au fléchissement des draps, aux taches, et à la peinture qui les recouvre.
 
Max Maslansky a récemment participé à l’exposition Made in L.A., au Hammer Museum, Los Angeles (curated by Michael Ned Holte and Connie Butler). Sa dernière exposition solo était à Five Car Garage, Los Angeles en 2014, et le mois suivant ouvre son prochain solo à Honor Fraser, Los Angeles. Il a aussi participé récemment à l’exposition collective “Made in Space” (curated by Peter Harkawik and Laura Owens), à Night Gallery, Los Angeles, qui a été ensuite déplacée à Gavin Brown’s Enterprise, New York, et Venus Over Manhattan, New York. Max Maslansky vit et travaille à Los Angeles.
 
***
 
Galerie Sébastien Bertrand is pleased to present paintings by Los Angeles-based artist Max Maslansky, his first solo exhibition outside the United States.
 
Maslansky paints on used bed sheets found in second-hand shops, and often on stretchers sized to actual mattresses. His process partly depends on the psychic and physical residue of the anonymous people who had slept on the sheets: stains, creases, and signs of wear eventually are buried under washes of acrylic, bypassing the age-old problem of the ‘blank canvas’.
The painted imagery that displaces this history is derived from pornographic images from the 1970s to early 1980s, which have a certain innocence before its eroticism’s latent violence was exposed by the increasing demand for novelty during the advent of home video and the web. These stills, formally modeled on “classic” American and European cinema, betray a playful form of sex borne out of the “Sexual Revolution” of the 1960s, which later ended with the rise of AIDS and conservative politics.


Maslansky’s pictorial language, while appropriating and reacting to the original image, also takes cues from early 20th figurative painting in the vein of Pierre Bonnard and the Nabis. Beatific colors of a bygone era creep back into the gauche capitalization of sex-as-entertainment. However, the labor of its application is an exercise in frustration: unable to the retain effect of a fully-loaded brush, Maslansky has said painting on bed sheets is akin to painting on tissue paper.
While catering to the pleasures of color and form, Maslansky’s paintings emerge out of an ethical ambiguity that hovers over pornography. The exploited and the exploiters are not clear. Its erotics are drained, leaving only the sheet’s sags, stains and the paint that covers them behind.
 
Max Maslansky was recently included in “Made in L.A.”, at the Hammer Museum, Los Angeles, curated by Michael Ned Holte and Connie Butler. He recently had a solo exhibition at Five Car Garage, Los Angeles in 2014, and next month will open a solo exhibition at Honor Fraser, Los Angeles. Past group exhibitions include “Made in Space”, curated by Peter Harkawik and Laura Owens, at Night Gallery, Los Angeles, which traveled to Gavin Brown’s Enterprise, New York and Venus Over Manhattan, New York. Maslansky lives and works in Los Angeles.