SEARCHING FOR TCHAN-ZÂCA
Jonathan Delachaux
25.1009.11.13

(scroll for english)

Depuis qu’il a donné vie, il y a plusieurs années, à des personnages sous la forme de pantins, de marionnettes à l'aspect un peu gauche, Jonathan Delachaux n’a de cesse de soigner leur biographie et de rendre compte de leurs expériences. Il les photographie puis les peint dans des compositions qui témoignent de leurs aventures, mi-rêvées mi-inventées.
Pour cette exposition, deux techniques picturales donnent lieu à deux séries qui se rejoignent pour confondre nos visions.
Dans une première série, des paysages urbains laisseront apparaître, grâce au rayon X, l’histoire de Naïma sur la route de Tchan-Zâca, la ville légendaire disparue sous les eaux.
Dans la seconde série, Jonathan Delachaux continue de cacher à l’œil nu le fond du tableau, cette fois décelable grâce aux lumières noires (UV) et à la peinture fluorescente. Des silhouettes banales se transforment alors en personnages nocturnes excentriques, dans des décors fantasmagoriques.
Ces fonds révélés sont-ils des mondes imaginaires, des univers intimes, des révélations multidimensionnelles d’une subjectivité sensible, des projections fantasmatiques ?
C’est toute l’ambiguité de la réalité que nous propose Jonathan Delachaux, où l’onirisme, les rites ancestraux et la science se mêlent, s’associent pour nous souffler que ce que l’on voit n’est pas toujours ce que l’on croit, et que ce que l’on croit cache bien souvent ce que l’on perçoit.
Johanna Viprey

After creating his somewhat awkward puppet and marionette characters a few years ago, Jonathan Delachaux has gone on to update their biographies and experiences. He photographs them, then paints them into compositions that reflect their half-dreamed, half-invented adventures.
For this show, two pictorial techniques give rise to two separate series that come together and perturb our visions.
In a first series, urban landscapes reveal, through x-rays, the story of Naïma on the road to Tchan-Zâca, a legendary city lost under the water.
In the second series, Jonathan Delachaux continues to hide the background of the paintings from the naked eye, but this time it is visible using black (UV) light and fluorescent paint. Ordinary shapes become eccentric nocturnal characters in spooky settings.
Are these revealed backgrounds imaginary worlds? private universes? multidimensional revelations of a delicate subjectivity? fantastical projections?
That is the ambiguity of the reality Jonathan Delachaux offers us, in which dreams, ancestral rites, and science mingle, coming together to remind us that what we see is not always what we believe, and that what we believe quite often hides what we perceive.